Description

Originaire du nord du Brésil, Anacardium occidentale L a été introduite en Afrique de l’Ouest, en Afrique de l’Est, en Inde et dans le Sud-Ouest de l’Asie (Indonésie, Philippines, Thaïlande, etc.) par les navigateurs portugais au XVe siècle. L’anacardier est un arbre originaire des régions tropicales, résistant aux fortes chaleurs mais très sensible aux basses températures. On le trouve donc généralement à des altitudes assez basses. Le tronc est très ramifié, avec un feuillage dense et persistant et un port globuleux. L’anacardier est une espèce spontanée, utilisée pour le reboisement, et de plus en plus cultivée pour son fruit : la noix de cajou. Ses exigences varient suivant l’usage. Elles sont très faibles en reboisement. Il nécessite peu d’eau, pas d’engrais, ni de soins spéciaux et peut pousser dans les terrains pauvres comme les sols ferrallitiques ou ferrugineux à cuirasse de latérite. Ses exigences augmentent en exploitation fruitière.»). L’anacardier commence spontanément à produire des fruits vers 5 ans mais peut le faire dès l’âge de 2 ans dans de très bonnes conditions de culture. Un arbre produit en moyenne 15 kg de fruits par an dans de bonnes conditions (jusqu’à 150 Kg) et l’arbre a une durée de vie moyenne de 30 à 50 ans. Nom Sénégalais : Darcassou, Darkasé, Darkasu (Wolof et Sérère et autres), Daf du rubab (Sérère), Finzâ (Banbara), Hubisa (Diola Floup), Bululumay (Diola kassa), Bukayu (Séléki), Kadu (Créole Portugais).

Impact positifs sur la santé

Les noix de cajou font partie des noix les plus nutritives au monde. Les noix de cajou ont une teneur faible en matière grasse, aucune teneur en cholestérol, une forte teneur protéinique et contiennent une quantité importante de vitamines et de minéraux. Les noix de cajou sont réputées pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang, soigner le diabète, les troubles rénaux, soulager l’arthrite et les rhumatismes, traiter les maladies de peau comme l’eczéma, favoriser la formation des membranes cellulaires et des tissus conjonctifs (lors de problèmes de synthèse de collagène par exemple). Les sels de l’acide anacardique ont des actions bactéricides et certains dérivés des actions fongicides, d’autres vermicides, antiprotozoaires, parasiticides, larvicides, insecticides et même antienzymatiques et anxyolitiques. L’acide anacardique et ses complexes métalliques de mercure, zinc, cuivre, manganèse et cobalt ont une action antibactérienne et antifongique. L’action antimicrobienne la plus notable s’exerce vis-à-vis de Staphylococcus aurantius pour l’acide et sur Staphylococcus aurantius, Streptococcus pyogenes, Escherichia coli, Bacillus pumilus pour le complexe mercurique.Les noix de cajou sont riches en vitamines K, B, et E et serait une bonne source de fer, indispensable à la formation de l’hémoglobine qui est une composante importante des cellules des globules rouges qui transportent l’oxygène à travers tout le corps et, ce, depuis les poumons.

Approrts nutritionels

La pomme et la noix de cajou sont riches en éléments nutritifs : La « pomme » cajou contient une grande quantité de vitamine C et constitue par conséquent un bon antiscorbutique et une vitamine « énergétique ». Les noix de cajou sont très riches en : vitamines A, D, K, PP, laquelle apparaît lors de la torréfaction, et surtout E (environ 2g/kg); sels minéraux : calcium, phosphore, fer , protéines (avec un bon équilibre en acides aminés); acides gras essentiels : particulièrement oléique et linoléique.L’amande contient une huile. L’huile d’anacarde contient en moyenne 0,2% à 1 % d’insaponifiable : stérols, hydrocarbures dont le squalène et le carbure aliphatique. L’anacarde contient : Phosphore 45,0 mg/kg, Calcium 5,0 mg/kg; Fer 0,5 mg/kg;Oléique 60 %; Linoléique 20 %; Palmitique 10 %; Stéarique 9 %;gamma-linolénique 1 %.Comme on peut le remarquer, la noix de cajou compte 81% d’acides gras insaturés (acides oléique, linoléique et gamma-linolénique)

Précautions ( allergies, excés,etc)

Attention, le jus de pomme de cajou tache les vêtements. Certains conseillent de ne pas mélanger ce jus et du lait. Il semble que le lait se caillerait violemment et provoquerait une « boule » dure dans le système digestif qui ne serait pas sans conséquences, tout comme le Whisky crème avec du tonic. Ce pourrait être mortel. Selon les indiscrétions ce conseil est indispensable pour du fruit non mûr à cause du taux élevé du tanin. Mais lorsque le fruit tombe donc bien mûr, il y a aucun effet nocif même mélangé avec du lait puisque le tanin s’évapore. Pour transformer la noix il faut se protéger les mains avec des gants ou tout autre moyen, car la coque externe du cajou contient un liquide extrêmement corrosif : le CNSL (Cashew Nut Shell Liquid), appelé baume de cajou (ou baume cajou).

Impact écologique

L’anacardier préfère une pluviométrie comprise entre 800 et 1800 mm par an en une seule saison qui dure de 5 à 7 mois. Il a besoin d’une saison sèche marquée de 5 à 7 mois. L’anacardier est sensible au froid et à l’altitude. Au dessus de 600 m d’altitude la production diminue considérablement sauf si la chaleur est importante. Un taux d’ensoleillement important est absolument nécessaire. Il ne peut être cultivé sous ombrage. Le taux d’humidité de l’air en saison sèche doit être faible afin de garantir une bonne santé de l’arbre. L’anacardier supporte des températures moyennes de 12 à 32°C. L’anacardier pousse sur des types de sol très différents. Il supporte même les sols pauvres du fait de ses racines pivotantes à croissance très rapide.il préfère des sols meubles et profonds. L’anacardier aime les sols légers non asphyxiques et profonds. L’anacardier est un arbre rustique mais à croissance rapide. Ce qui veut dire que si vous le mettez dans de mauvaises conditions de sol, il se débrouille avec ce qu’il a et si vous le mettez dans de bonnes conditions de sol, il croît rapidement.

TAILLE DU MARCHÉ

L’anacardier est actuellement présent dans presque toutes les régions tropicales du monde. Toutefois, la grande majorité de la production commercialisée se concentre dans quatre grandes zones : le Sud-Est de l’Asie, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique de l’Est et le Brésil. La production mondiale de noix de cajou en 2012 a été supérieure à 2 200 000 tonnes de noix brute, soit l’équivalent de 440 000 tonnes d’amande de cajou RONGEAD 2013.Historiquement, la consommation de noix de cajou est principalement implantée en Amérique du Nord, en Europe et en Inde. Si ces trois zones géographiques restent les principaux marchés de consommation d’amande de cajou à travers le monde, d’autres consommateurs importants se développent en Chine, en Russie, en Asie du Sud-Est (Vietnam, Thaïlande, Malaisie), au Moyen-Orient (Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite), au Proche-Orient (Liban, Israël, Turquie), en Afrique du Nord (Algérie, Egypte), en Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande) et au Brésil.

ÉVOLUTION DU MARCHÉ

Après avoir connu plus d’une décennie de très forte croissance, le marché international de l’anacarde est entré, depuis la fin des années 2000, dans une phase de décélération à la fois en termes de production et de consommation.Toutefois, depuis le mois de juillet 2012 et jusqu’à ce jour, le marché de l’anacarde semble avoir retrouvé un certain équilibre avec des évolutions de prix plus rapides et importantes qui indiquent un certain rééquilibrage entre la croissance de l’offre et celle de la demande internationale. Il est très probable qu’au cours de la prochaine décennie l’Inde et plus généralement l’Asie resteront l’épicentre du marché car la compétitivité de l’industrie asiatique reste forte et bénéficie notamment d’un marché de consommation local particulièrement avantageux.

NIVEAU DE PRODUCTION DU SENEGAL

Au Sénégal, les premières plantations d’anacardiers ont été entreprises entre 1939 et 1945, afin de lutter contre les feux de brousse en saison sèche mais egalement contre l’errosion des sols. La multiplication de ces plantations, qui dans un premier temps n’ont aucune vertu commerciale, amène le Service des Eaux et Forêts à collecter entre 200 et 250 tonnes de noix au début des années 1960. En Casamance, c’est l’arrivée massive de réfugiés, suite à la guerre d’indépendance (1970-1974) de Guinée-Bissau, qui, par leur maîtrise de la culture, installent les premiers vergers dans la région. Le développement de la filière s’est véritablement amorcé entre les années 1980 et 1990, avec la mise en place de projets financés dans le cadre de la coopération afin d’accompagner les populations à mettre en place des plantations d’anacarde.C’est le Projet Anacardier Sénégalo-Allemand (PASA, 1980-1990), qui le premier met en place d’importantes superficies dans la région de Fatick. Il introduit aussi des variétés de noix améliorées telles la Costaricaine et la Béninoise. De nos jours, l’anacardier occupe une part importante dans l’économie du pays faisant du Sénégal le 15e pays producteur de noix brutes au monde et le 7e en Afrique (Sarr, 2002). Selon le Cadre régional des opérateurs de la filière anacarde de la Casamance (COFAC), le Sénégal a exporté 90 000 tonnes d’anacardes en 2013 et 20 000 tonnes constitut la production nationnale selon une récente étude (Rapport cajou census IRD/PADEC, 2014).

PRIX DU MARCHÉ

les principales monnaies utilisées pour la commercialisation de l’anacarde dans le monde sont:(Dollar des Etats-Unis USD),Franc des Communauté Financiaires Africaines XOF, Indian Rupee (Roupie indienne INR) etc. La monnaie la plus importante est le Dollar Américain. En effet, parce qu’il est la monnaie du pays le plus puissant de la planète et donc la monnaie considérée comme la plus « fiable », le dollar est traditionnellement choisi par tous les commerçants internationaux comme monnaie de référence pour leurs transactions. Ainsi, même lorsqu’un exportateur africain et un importateur indien négocient un contrat, ils fixent le prix en dollars US. Au Sénégal, l’évolution du prix du marché de la noix brut varie selon les années et dépend de l’offre et de la demande ; il était en moyenne à 300 FCFA en 2013, 500 FCFA en 2014, 600 FCFA en 2015, 700 FCFA en 2016 et de 1000 en 2017.

L'AMANDE

L’amande d’anacarde est le principal produit de transformation de la noix et est en général commercialisé à l’état brut. On rencontre plusieurs types d’amande sur le marché dont les amandes rôties et salées (60% de la consommation d’amandes d’anacarde), ainsi que de l’huile d’amande d’anacarde et d’autres produits comme du beurre d’amande fabriqué à partir des brisures d’amande qui sont de moindre valeur. Il est aussi possible, à partir de l’huile, de fabriquer du savon et également d’ajouter l’huile dans la fabrication du chocolat.

LA POMME

La pomme est juteuse, légèrement parfumée, acide et très riche en vitamine C. La pomme a une queue charnue et a une forme de poire rouge, jaune ou orange de 6 à 10 cm de longueur et contient un jus sucré, acide et astringent, c’est la pomme cajou. Lorsque la noix a atteint sa taille définitive, le pédoncule qui jusque-là ne s’était pas développé, grossit rapidement pour prendre la forme d’une poire de cinq à dix centimètres de longueur et d’une couleur pouvant s’étaler du jaune vif au rouge écarlate selon la variété (Lautié, 2001). La fructification s’effectue en deux stades : c’est le vrai fruit, ou noix de cajou, qui se développe en premier lieu. Ce n’est que lorsque cette noix, verte, a atteint son volume maximum (en 30 à 35 jours), que le pédoncule, jusque là normal, se développe, considérablement et très rapidement, devenant charnu et se transformant ainsi en une « pomme » de cajou, tandis que la noix de cajou, perdant de l’humidité, diminue de volume et durcit. Le fruit de l’anacardier offre donc un aspect inhabituel : la noix ressemble à un appendice placé sous la pomme. Les noix sortent également de l’ordinaire : elles sont réniformes (en forme de rein), de 2 à 5 cm de long et de 1,5 à 3,5 cm de large selon la variété.

LA NOIX

La noix (de cajou) grise ou brune et qui pèse le tiers du poids du fruit entier, est un akène (fruit sec indéhiscent qui se détache entièrement de la plante mère) qui atteint son plein développement en un mois environ. L’enveloppe de la noix est très toxique et âcre. De couleur gris brunâtre, elle est constituée d’un péricarpe dont la partie intérieure est très dure et la partie extérieure, spongieuse (Lautié, 2001). Entre ces deux structures, on découvre une partie plus molle en nid-d’abeilles contenant un liquide visqueux brun foncé qui rendra assez difficile l’extraction ultérieure de la noix du fait de sa toxicité et de sa haute causticité.La noix de cajou est formée d’une coque dure contenant une résine appelée le baume cajou (CNSL ou Cashew Nut Shell Liquid), riche en phénol et d’une amande qui est riche en huile et en sucres, l’anacarde.

LA COQUE

La noix de cajou est formée d’une coque dure contenant une résine appelée le baume cajou (CNSL ou Cashew Nut Shell Liquid), riche en phénol et d’une amande qui est riche en huile et en sucres, l’anacarde. Une fois l’amande retirée, la coque sert de combustible pour la cuisson ou le séchage, dans la transformation des noix ou peut être carbonisé.

LE BAUME

Le baume de cajou (CNSL ou Cashew Nut Shell Liquid) en est une résine phénolique contenant 90% d’acide anacardique qui présente des propriétés uniques, notamment de stabilité à des températures extrêmes. Il est très utilisé dans la fabrication d’éléments de friction notamment pour l’aéronautique (freins, embrayages), l’industrie de revêtements spéciaux (peintures marines vernis, matières plastiques, etc.) et des insecticides. Le baume est principalement produit par l’Inde et est exporté vers le Japon, la Corée et l’Australie. Extrait de la coque, ce liquide appelé Acide Anacardique, est employé après purification dans la fabrication de produits chimiques. Ce liquide est dangereux et ne doit pas être manipulé avec les mains nues. Sa manipulation nécessite l’utilisation de l’huile, des gants, etc.

AMANDES GRILLÉES

L’amande de cajou est le principal produit de transformation de la noix et est en général commercialisé à l’état naturel. Les amandes de cajou sont obtenues après le décorticage des noix de cajou brutes (NCB). Les amandes de cajou sont dans un premier temps classées selon leurs dimensions, leur couleur et leur teneur en humidité. Les amandes de cajou entières sont celles qui sont plébiscitées, étant donné que les amandes de cajou fissurées indiquent un problème de qualité. Ces caractéristiques constituent la base du calibrage en matière d’amandes de cajou. Les amandes de cajou entières de couleur ivoire sont celles dont la qualité est la plus élevée et plus les amandes sont grosses, plus leur prix est élevé. Ordinairement, grillée, salée, l’amande peut être pimentée, poivrée, au curry, au paprika, au gingembre, au cumin au sucre de canne, au miel , au chocolat, au caramel, à la praline, au vinaigre, à la moutarde, au bacon, au soja. Soyez donc imaginatifs, l’amande de cajou il y en a pour tous les goûts ! L’amande elle est principalement consommée sous forme grillée et salée : amande de bouche. Sous forme broyée, elle est utilisée par l’industrie alimentaire (Chocolaterie, Pâtisserie et biscuiterie). Par pressage des amandes, on obtient une huile utilisée en cosmétique ou dans les préparations culinaire.

Purée de cajou/Confiture de pomme de cajou

La pomme de cajou peut contribuer de façon importante à la bonne nutrition des enfants et des adultes durant les mois chauds et secs de la récolte de la noix brute. Une connaissance. des méthodes de cueillette et de transformation de la pomme peut mener à la préparation de produits sains et nutritifs pour la famille, et peut déboucher sur la création d’entreprises spécialisées dans la transformation et la commercialisation de sous-produits à haute valeur ajoutée, tels que l’on voit apparaître sur les marchés brésilien et asiatique.

JUS DE POMME DE CAJOU

La pomme de cajou peut être récoltée en abondance dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest durant la période de janvier à avril. Le poids de cette pomme peut atteindre 10 fois celui de la noix brute, à laquelle elle est attachée. Elle contient environ 85% de jus; un bon pressage peut facilement en extraire 60%. Le jus peut contenir jusqu’à 0,35% de tannin, ce qui lui donne un aspect trouble (il n’est pas limpide naturellement) et un goût astringent, qui sèche la langue et la bouche lorsqu’on le boit.

Les aspects positifs du jus de pomme de cajou sont cependant nombreux et importants. Avec ses 219 mg de vitamine C au 100 ml, ce jus en contient plus de 5 fois de l’orange et 12 fois la vitamine C de l’ananas. Il contient plus de magnésium (260 mg au 100 ml) que l’orange, la banane, et l’ananas. Son contenu en potassium (565 mg au 100 ml) est 2 fois celui de l’orange, 4 fois celui de la mangue et 5 fois celui de l’ananas.

La pratique de boire le jus de pomme de cajou, surtout en saison sèche, mérite d’être encouragée, non seulement au niveau des enfants, mais aussi chez l’adulte qui veille sur sa santé, en cette période chaude et difficile.

HISTORIQUE DE LA PRODUCTION SENEGALAISE

Au Sénégal le développement de la filière s’est véritablement amorcé entre les années 1980 et 1990, avec la mise en place de projets financés dans le cadre de la coopération afin d’accompagner les populations à mettre en place des plantations fruitières génératrices de revenus.C’est le Projet Anacardier Sénégalo-Allemand (PASA, 1980-1990), qui le premier met en place d’importantes superficies dans la région de Fatick. Il introduit aussi des variétés de noix améliorées telles la Costaricaine et la Béninoise. Parallèlement à l’augmentation des superficies, la coopération anglaise met en place l’usine de Sokone (1986) qui fermera ses portes en 1988 suite à la politique de libéralisation des prix engagée par le gouvernement. Les premiers projets de développement se cantonnent au nord du Sénégal, car le sud est le théâtre du conflit casamançais. A partir des années 1990, l’arrivée des exportateurs indiens qui s’est d’abord effectué en Guinée-Bissau puis au Sénégal, va dynamiser la filière par les achats de noix brutes et largement augmenter le nombre d’acteurs. On voit apparaître des collecteurs, des grossistes et des transporteurs. Fin de année 90 début des années 2000, suite à l’engouement porté à la filière avec l’arrivée des exportateurs et au calme retrouvé, dans les régions du sud, après la signature d’un cessez-le-feu en décembre 1999, de nombreux projets d’assistance technique vont voir le jour. Parmi ces projets on peut citer : le projet Wula Nafaa financé par l’USAID, qui a pris fin en 2008; le Projet d’Appui à l’Entreprenariat Forestier de Kolda, financé par la coopération canadienne, qui a pris fin en 2008; Le projet de Promotion des Micro-Entreprises Rurales (PROMER),le PASA, le PPFC, le PPFS, le FRK et récemment le Projet d’Appui au Dévelomment Economique de la Casamance financé par la coopération Canadienne et l’International Relief and Development (IRD) financé par le Département Américain de l’Agriculture (USDA).

NIVEAU DE PRODUCTION DE SES ZONES

L’anacarde est produit principalement dans quatre régions : Kolda, Sedhiou, Ziguinchor et Fatick. Sa production mobilise 22 570 ménages faisant une population totale de de 352 566 individus.Ces producteurs sont surtout concentrés dans les régions de de Kolda (35,53% des ménages producteurs) et Sedhiou (31,42% des ménages producteurs). Dans les régions productrices, l’anacarde occupe 12,29% des ménages agricoles. La population dépendante représente environ 14,80% de la population totale de ces régions et l’anacarde contribue à nourrir 20% de la population rurale des quatre régions.L’anacarde au Sénégal recouvre une surface totale estimée à 59 493 ha. Les surfaces sont essentiellement concentrées dans les régions de Sedhiou (24 694 ha) et Kolda (17 406 ha), les deux régions totalisant plus de 75% des surfaces. De manière générale, le Sénégal peut aujourd’hui se prévaloir d’une extrême jeunesse des plantations, plus de 62% ayant été créées entre 2000 et 2014.L’anacarde est marqué par la faiblesse des rendements (287 kg à l’ha), une faiblesse imputable au matériel végétal, aux pratiques rudimentaires et à la faible intensification. Les trois quarts des ménages (77,58%) continuent à faire le semis direct et seuls 10,16% pratiquent exclusivement la transplantation. L’usage de plants greffés est presque inexistant (seulement 3,14% des ménages).La production totale du Sénégal peut être estimée à environ 20 000 tonnes de noix brutes par an. Notons la divergence notée sur les chiffres de production du Sénégal (30 000 voire 100 000 t). Le Sénégal reçoit en effet une importante production venant de la Guinée Bissau (jusqu’à 45 000 t par an) et passant illégalement la frontière et rendant ainsi difficile les estimations. La région de Sedhiou accueille les plus grandes surfaces et a les plus importantes production avec 7 390 T de noix (43% de la production) et est suivi par la région de Kolda avec 4 511 tonnes (27% de la production) et par Ziguinchor avec 2 914 t (17%).


ZONES DE PRODUCTION AU SÉNÉGAL

L’anacarde au Sénégal est produit essentiellement dans les régions de Kolda, Sedhiou, Ziguinchor et Fatick. Cependant on note quelques peuplements de moindre importance à Dakar, Thiés, le long de la cote,… Les régions de Ziguinchor et de Fatick ont été les pionnières notamment avec l’intervention du PASA dans le Fatick. La région de Ziguinchor a surtout bénéficié de l’arrivée massive des populations Bissau-guinéennes qui ont contribué à promouvoir cette production.La zone de Sokone qui bénéficie encore des efforts menés par le PASA a la meilleure qualité de noix brutes au Sénégal. La qualité de la noix des régions de Ziguinchor et Sedhiou est bonne avec un Outturn qui varie entre 50-52. Les volumes sont également importants. La qualité est moindre à Kolda avec des noix de très petite taille (47 – 49). La noix de Kolda n’est ainsi pas très prisée compte tenu de la faiblesse des performances. Il faut noter une assez importante production d’anacarde provenant du Département de Tivaoune et plus spécifiquement de l’arrondissement de Méouane ou l’intervention du PREVINOBA (Projet de Reboisement Villageois dans le Nord du Bassin Arachidier) a contribué à essaimer les plantations d’anacarde dans toute la zone.

AVANTAGES DE LA NOIX DE CAJOU SÉNÉGALAISE

Les noix produites au Sénégal sont reconnues de très grande. Cette qualité est basée sur un certain nombre de référentiels définis par les exportateurs et transformateurs en noix. Ainsi le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau ont comparativement aux autres pays d’Afrique de l’Ouest les meilleurs Out-turn (Cote d’Ivoire 46 – 48; Guinée Bissau 50 – 52, Bénin 47 – 50; Nigéria 46 – 47 Ghana 47 – 49; Burkina Faso 46 – 48 Mali 45 – 47 Sénégal; 48 – 50 Gambie 48 – 50; Guinée 47 – 49). Le Sénégal vient ainsi juste après la Guinée Bissau et surclasse des pays comme la Cote d’Ivoire ou la Guinée. Au niveau national, la zone de Sokone a la meilleure qualité de noix brutes avec un Outturn qui varie entre 51-54. La qualité de la noix des régions de Ziguinchor et Sedhiou est bonne (Outturn entre 50-52). La noix de Kolda qui etait de qualité est moindre (Outturn entre 47 – 49) voit aujourd’hui son Outturn augmenter (49-50) grace l’intervention de projets comme IRD/USDA et PADEC sur la sensibilisation pour les bonnes pratiques culturales et la production de varites a haut rendement. Les noix collectées au Sénégal restent de bonne qualité.

Etat des lieux de la filière au Sénégal

La noix de cajou au Sénégal est essentiellement produite dans les régions de Kolda, Sedhiou, Ziguinchor et Fatick. Dans ces régions, elle constitue une production incontournable qui fait vivre 22 570 ménages représentant une population totale de 352 566 habitants. L’anacarde y représente ainsi jusqu’à 12,29% des ménages agricoles .La chaine de valeur anacarde a pu bénéficier durant ces dernières années d’importants programmes d’appui orienté vers la formation des producteurs, le renforcement des capacités organisationnelles, le renouvellement et l’amélioration du matériel végétal et l’appui à la transformation. Cependant malgré ces appuis, l’anacarde demeure une chaine de valeur faiblement structurée, ayant un faible niveau d’intensification, des performances très faibles et un accès au crédit presque inexistant.La filière est aujourd’hui handicapée par un certain nombre de contraintes qui limitent fortement son développement et l’accroissement des performances. La faiblesse du niveau d’organisation des producteurs limite les possibilités d’accéder à des services mutualisés et à des financements. La production d’anacarde est fortement marquée par la faiblesse des performances. Les rendements sont encore très faibles( 287 kg/ha) et ne permettent pas aux ménages producteurs d’assurer des revenus conséquents et incitatifs. La faiblesse des performances est surtout liée au fiable niveau de respect des bonnes pratiques et itinéraires techniques et au faible niveau de connaissance des producteurs. En effet, la vieillesse des plantations dans la region Ziguinchor et la faiblesse de la productivité à Kolda nous amènent a prévoir une stagnation de la production sur les dix à quinze prochaines années si des efforts conséquents ne sont pas engagés pour le renouvellement du matériel végétal. L’intensification des techniques et le renouvellement du matériel végétal devraient ainsi permettre d’accroitre les revenus et les emplois créés pour les ménages. La transformation de l’anacarde est encore très marginale et très fragmentaire. Ainsi les volumes totaux transformés ne dépassent pas annuellement 600 tonnes pour une production locale estimée à 20 000 tonnes (3,52%) et des volumes importés (volumes arrivant surtout de Guinée Bissau) dépassant les 45 000 tonnes. La transformation de la pomme reste encore assez expérimentale. Elle est surtout limitée par les difficultés de conservation de la pomme et la faible maitrise des techniques de transformation. L’activité malgré les nombreuses tentatives de diffusion portées par les partenaires et institutions de recherche n’arrive pas encore à dépasser le stade de démonstration.